Burn out & stress au travail : à bas les cadences infernales

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Burn out : une société malade du travail 

Petite histoire du burn out

Le terme anglais “burn out” est désormais un mot courant du vocabulaire. Il renvoie invariablement au monde du travail et à une souffrance subie dans le milieu professionnel. En 2010, le triste podium des pays champions du burn out comptait les États-Unis, l’Ukraine et la France. Le syndrome d’épuisement professionnel est la cause numéro 1 de l’absentéisme de longue durée dans le privé et dans le public. Pourtant, la reconnaissance en tant que maladie peine à s’imposer. Ce n’est qu’en 2019 que l’Organisation Mondiale de la Santé la reconnait. De leur côté, certains politiques voient d’un mauvais œil ce syndrome qui pointe du doigt les dysfonctionnements et les exigences d’un monde tourné vers l’hyperproductivité et la concurrence intense

La notion de burn out apparaît pour la première fois au tout début des années 70’ aux États-Unis. Le psychanalyste Herbert J. Freudenberger travaille avec des personnels bénévoles impliqués auprès de toxicomanes. Il dévoile la souffrance de ce personnel soignant. Il prend alors conscience que “les gens sont parfois victimes d’incendie”. Face à une situation, les personnes n’ont plus le ressort émotionnel suffisant pour rebondir. Elles se sentent démunies, submergées par un monde du travail qui leur en demande trop. 

Le stress, un ami qui ne nous veut pas que du bien

Adrénaline, cortisol et quelques autres hormones se libèrent dans le corps en réaction à une situation nouvelle. Un danger, une douleur ou une maladie engendre un stress du corps nécessaire à la survie. Lorsque ce stress s’installe au quotidien, on dit qu’il devient chronique. Au travail, les causes stressantes peuvent être multiples et combinées : responsabilités, charge de travail, compétitivité, horaires, interaction avec le public, exigences, manque de reconnaissance, harcèlement… Jour après jour, le corps est agressé, fatigué, jusqu’à un point de rupture. Le burn out fait alors son apparition.

Burn out : des symptômes gênants

Une trilogie immuable 

À l’origine du syndrome d’épuisement professionnel, un déséquilibre entre les attentes vis-à-vis d’une fonction et la réalité de terrain. Le corps et la tête réagissent différemment en fonction des individus. Trois faisceaux sont toutefois caractéristiques : 

  1. L’épuisement physique et/ou psychique. Le corps et/ou la tête déraille(nt). 
  2. La diminution de la productivité. La personne en burn out n’est plus impliquée dans les tâches qu’elle accomplissait d’ordinaire avec passion. 
  3. La dépersonnalisation. Le cynisme fait son entrée, les émotions sont mises à distance,  les rapports sont déshumanisés.

Quand le corps souffre

Un corps soumis à trop de stress pourra développer : 

  • Des douleurs articulaires ou dorsales
  • Des risques cardiovasculaires
  • Une augmentation du cholestérol
  • Un diabète de type 2
  • Des infections plus fréquentes
  • Des variations de poids
  • Des réactions cutanées
  • Une fatigue intense
  • Des troubles digestifs 

Quand la tête a mal

En situation de burn out, la personne pourra présenter des troubles proches de ceux de la dépression : 

  • Une grande irritabilité
  • Des insomnies
  • Des addictions 
  • Des émotions difficiles à gérer
  • Une concentration volatile
  • Un repli sur soi
  • Des idées noires 

Quand le burn out s’invite dans la vie privée

Tous ces symptômes peuvent être désagréables à vivre pour soi, mais aussi pour l’entourage. Incompréhensions, disputes dans le couple, désintérêt de la vie familiale, rupture ne sont pas loin. Le syndrome d’épuisement professionnel n’est pas à prendre à la légère. Il est important d’y prêter attention pour pouvoir réagir et prendre soin de soi.

Burn out : des ressources pour s’en sortir

Le burn out est égalitaire, il touche aussi bien les hommes que les femmes, les travailleurs aguerris ou les novices. D’abord observé dans des professions où l’engagement auprès du public est élevé : médecins, soignants, aidants et enseignants, on le retrouve aussi dans d’autres types de professions. Nul n’est à l’abri. Il touche principalement les personnes qui prennent à cœur le travail et croient en la mission qu’ils doivent accomplir. Le syndrome d’épuisement professionnel se glisse petit à petit dans vos pores, comme un venin insidieux. En étant attentif à la mélodie que joue le corps, aux changements qui s’y opèrent, à ces émotions qui ne vous ressemblent pas, il est possible de lutter et de rebondir.

Agir sur le terrain

Le travail est le lieu qui déclenche le burn out. Pourquoi ne pas agir directement sur la cause ? Vivre des horaires imprévisibles, se heurter à une hiérarchie coriace, avoir des responsabilités élevées, manquer de prise de décision, subir des pressions, se confronter à des insuffisances budgétaires, sont des situations que vous vivez au quotidien. Vous êtes la personne la mieux placée pour souligner les difficultés et apporter des réflexions en vue de l’amélioration de l’organisation du travail. Prenez le temps de noter ce qui vous dérange en tentant d’ouvrir sur des solutions.

Travailler sur soi

Le surmenage est difficile à déceler. Il n’est pas rare de se voiler la face ou de balayer rapidement l’idée même d’un burn out. Être honnête avec soi est un exercice difficile. Certaines pratiques peuvent aider à se libérer du burn out :

  • Évoquez avec vos proches les difficultés rencontrées. Se sentir soutenu et compris vous aidera à traverser cette période particulière. 
  • Cloisonnez vie professionnelle et vie privée. Le temps pour soi est un moment précieux qui ne doit pas être dérangé par l’intrusion du travail. Vous pouvez définir des plages horaires pendant lesquelles vous ne souhaitez pas recevoir de mails ou d’appels professionnels. 
  • Pratiquez une activité physique régulière. Le sport libère des endorphines qui vous feront vous sentir mieux. 
  • Alimentez-vous. De préférence à heure fixe, sainement et sans grignotage. 
  • Prenez l’air. La lumière du jour fait des miracles sur le corps et le mental. 
  • Limitez les stimulants. Les cafés, thés, sucres à répétition augmentent le stress. L’alcool et les drogues ne vous rendent pas service. 
  • Accordez de l’importance à votre respiration. Gérer son souffle permet de régénérer les cellules. Dites bienvenue au yoga, à la sophrologie et à la méditation. 
  • Questionnez votre futur. Ce métier sera t-il toujours le vôtre dans 5 ans ? Quelle évolution souhaitez-vous ? Cet employeur mérite t-il autant de sacrifices ? Il est peut-être temps d’effectuer un bilan de compétences et d’envisager une reconversion professionnelle.
  • Amorcez le changement. Votre corps vous délivre peut-être un message pour vous amener à modifier votre rapport au travail. Comment améliorer votre situation ? L’heure du bilan de compétences ou de la reconversion a peut-être sonné ? 
  • Soyez en accord avec vous-même. Connectez-vous à vos convictions, à vos aspirations profondes.

Les personnes alliées

Plusieurs personnes peuvent vous aider à avancer et à chasser le burn out : 

  • Un médecin. C’est lui qui évaluera votre état de santé. Il pourra vous imposer du repos et éventuellement soulager vos maux. Il vous orientera vers un spécialiste en cas de besoin. 
  • Un psychologue ou psychothérapeute. Il n’est jamais aisé de parler de soi et particulièrement de ses difficultés. L’écoute par un professionnel neutre vous aidera à mettre des mots sur les sentiments que vous ressentez pour mieux les dompter. 
  • Votre employeur, le service de ressources humaines ou un délégué du personnel pourra prendre en compte votre mal-être pour optimiser le travail. Un employeur a tout intérêt à ce que son personnel aille bien, il sera ainsi plus efficace, fidèle et nécessitera moins de remplacement. 
  • Votre entourage. Expliquer à ses proches ce que l’on ressent permet d’en discuter, de dédramatiser et être soutenu. 
  • Des associations. Certaines structures sont spécialistes du burn out. Elles vous offriront des conseils avisés. Vous pourrez prendre part à des groupes de parole. Ne pas être seul à vivre une situation permet de mieux l’apprivoiser. Ceux qui s’en sont sortis ouvrent la voie à ceux encore en souffrance. Un suivi avec un coach, un thérapeute, un addictologue, un diététicien, un acupuncteur ou encore un sophrologue pourra même vous être proposé. Le coût est souvent moins important que si vous choisissez un spécialiste de votre propre chef. 
  • Vous-même. Bravo, vous êtes sorti de l’isolement pour mettre en place des processus constructifs. Les clés de l’épanouissement sont en vous, à vous de trouver le bon outil émotionnel au bon moment pour ne pas retomber dans les griffes de l’ogre Burn out. 
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