Congé paternité : tout savoir sur sa durée et vos droits en 2021

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Quand devient-on papa ? Pendant la grossesse ou lorsque l’enfant pointe son nez ? Quand il apprend à dire « Papa » ou à marcher maladroitement ? Bien plus tard quand les petits quittent le nid et laissent derrière eux un immense vide ? La paternité se dessine de façon individuelle, personnelle, intime. Le congé paternité (différent du congé parental) offre quelques jours pour approfondir ces interrogations et profiter des premiers instants de l’enfant. Pourquoi et comment en bénéficier ? Une poignée de jours à ne pas manquer.

Le congé paternité et d’accueil de l’enfant : se faire à sa nouvelle vie

À pieds joints dans la paternité

On peut avoir avalé beaucoup de livres sur la parentalité et rester toujours un(e) novice de la thématique. Parce qu’avoir un enfant nous renvoie à l’enfant qu’on était et nous questionne sur l’adulte qu’on souhaiterait être. Parce que les émotions ne sont pas prévisibles, programmables. Parce que chaque jour d’une vie de parent est une nouvelle page. Parce que 1 000 raisons nous poussent à vouloir profiter du congé paternité et d’accueil de l’enfant. En voici quelques unes pour finir de vous convaincre :

1) Trouver sa place :

Un(e) nouvel(le) arrivant(e) vient chambouler le fonctionnement de la maisonnée. Les rôles de chacun sont investis de nouvelles missions. Je dois me faire à mon statut flambant neuf de parent tout en restant l’amoureux(se), le(la) partenaire que j’étais. Quelque chose en moi va changer de façon évidente ou tout en discrétion, j’ai besoin d’un temps pour atterrir et accueillir le changement.

2) Créer du lien :

Les premiers mois de l’enfant sont une période sensible durant laquelle l’attachement pose ses bases. Le bébé reconnaît les visages et les mimiques de celles et ceux qui s’occupent de lui.

3) Accompagner la maman :

En neuf mois, le corps a connu de fortes modifications physiologiques. Les hormones ont joué du yoyo. Un accouchement est une épreuve physique. La maman peut, sans surprise, être fatiguée, anxieuse, démoralisée. A lire également : le congé maternité.

4) Être présent(e) :

Physiquement, émotionnellement et d’un point de vue organisationnel, être là, ancré dans le moment. Pour se passer le relai, se soutenir, s’encourager, débuter ensemble et faire durer la rencontre avec l’(les) enfant(s).

5) Se fabriquer des souvenirs :

Vivre des moments uniques, denses, épuisants, larmoyants, mais les vivre pleinement, sans regret. Ce temps-là ne se rattrape pas, il faut cueillir sur le vif.

Rétrospectives

Si en France, il n’est aujourd’hui pas rare de voir des papas s’occuper de leur(s) petit(s), la place des pères dans la société n’a pas toujours été évidente. Géniteurs, figures d’autorité, abonnés absents, promoteurs sociaux et financiers… Les mentalités évoluent, la place des femmes dans la société redéfinit les rôles de chacun. Les papas peuvent désormais revendiquer le droit à assurer les soins et s’impliquer dans le quotidien des enfants pour transmettre, partager, et s’émouvoir.

Le congé paternité est une invention scandinave plutôt récente. Beaucoup de pays sont loin de l’inclure dans leur législation parce que les mentalités ont gardé ancrée l’idée que les enfants restaient le domaine exclusif des femmes. En France, le concept de congé paternité voit le jour sous le gouvernement Jospin et sera mis en place en 2002. Un droit acquis qui fait encore quelques timides. Au Japon, en 2008, seulement 1,2 % des jeunes papas salariés ont osé s’accorder un congé paternité.

Le congé paternité et d’accueil de l’enfant en pratique

Pour qui ?

Le congé paternité et d’accueil de l’enfant s’adresse à différents publics :

  • Le papa qui a reconnu l’enfant
  • Le papa adoptant
  • Le conjoint de la maman qui n’est pas le père de l’enfant
  • La conjointe de la maman
  • Le papa séparé
  • Le papa dont l’enfant vit à l’étranger
  • Le salarié du public ou du privé en CDI, CDD, intérimaire, sans contrainte d’ancienneté
  • Le demandeur d’emploi
  • L’agriculteur qui a cotisé au moins 10 ans à l’assurance maladie des exploitants agricoles
  • L’entrepreneur

Comment ?

  • Pour la naissance ou l’arrivée d’un enfant, la durée du congé est actuellement de 11 jours calendaires successifs.
  • En cas de naissances ou adoptions multiples, la durée est fixée à 18 jours.
  • Le congé doit être pris en une seule fois. Il est possible de choisir de prendre moins de jours de congé.
  • Le congé paternité et d’accueil de l’enfant doit être pris dans les 4 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant.

Du nouveau en 2021

Les 1 000 premiers jours de l’enfant comptent. Le développement se fait à toute allure. Les moments vécus durant cette période auront une influence sur la totalité de la vie.

À partir de juillet 2021, le congé paternité va doubler, passant de 14 jours à 28 jours . Ces jours seront rémunérés par la Sécurité sociale en fonction de la situation individuelle.

7 jours devront être pris de façon obligatoire, et sans préjudice de la part de l’entreprise afin d’étendre le congé paternité à toutes les catégories socio-professionnelles.

Démarches

  • Je dois prévenir l’employeur au moins un mois avant la date du début du congé par courrier avec accusé de réception.
  • Si je suis à mon compte, je dois déclarer ma cessation temporaire d’activité.
  • Si je suis demandeur d’emploi, j’informe Pôle emploi de ma situation.
  • Si je suis le père de l’enfant j’adresse à la CPAM la copie de l’acte de naissance et la copie de mon livret de famille actualisé.
  • Si je suis le(la) conjoint(e) sans être le père de l’enfant, j’ajoute un document justifiant que je vis en couple avec la maman depuis au moins un an.

Conditions

  • Je dois posséder un numéro de sécurité sociale depuis au moins 10 mois au début du congé.
  • Je dois avoir travaillé au moins 150 heures au cours des trois derniers mois ou avoir cotisé au moins l’équivalent de 10 302 euros au cours des 6 derniers mois (pour les saisonniers 600 heures sur 12 mois ou au moins 20 360 euros).
  • Je dois cesser toute activité salariée, même dans le cas où j’ai plusieurs employeurs.

Argent

Durant le congé paternité mon contrat est suspendu. Je ne touche pas de salaire mais je peux, selon ma situation, bénéficier d’indemnités journalières versées par la Sécurité sociale. Je fais une simulation sur le site www.ameli.fr. C’est l’attestation fournie par l’employeur qui sert de base au calcul de mes droits.

Garanties

Pendant mon congé paternité et d’accueil de l’enfant, je ne peux pas être licencié(e), sauf si je commets une faute grave. À l’issue du congé je retrouve mon poste ou un équivalent et je conserve un salaire identique. J’ai le droit de démissionner.

Astuce

Pour profiter un peu plus longtemps de ces quelques jours auprès de mon (mes) enfants, je peux moduler autour des jours fériés.

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