Haro sur le harcèlement au travail

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Le travail, au-delà de l’aspect financier, nous ancre dans la société. Telle une ouvrière de la fourmilière, le travailleur fait partie d’un tout collectif. Par l’emploi et le genre de métier que l’on occupe, on se positionne sur une échelle sociale et économique. Pour certain(e)s, quand le harcèlement rôde, aller au travail prend des allures de chemin de croix. Qu’est-ce que le harcèlement au travail ? Qui est concerné ? Comment agir pour stopper les harceleurs ? Vers qui se tourner pour faire respecter ses droits ? Levons les tabous sur des pratiques fréquentes. 

Harcèlement au travail : présentation 

Travailler plus 

Le mot “travail” tire son origine d’un mot latin désignant un outil de torture. Il n’y avait qu’un pas à franchir pour que l’étymologie prenne tout son sens. Les nouvelles organisations du travail favorisent la compétitivité et le rendement. Il faut produire plus, plus vite et pour moins cher. La pression s’accroît. Au travail, il y a une injonction à tenir les cadences pour ne pas être mis de côté, déclassé ou risquer de perdre son emploi. Le chômage, l’inactivité et la précarité inquiètent. On ne veut perdre ni son statut social, ni son pouvoir d’achat. Les contrats courts, les open spaces et les exigences managériales ont jeté les braises du harcèlement moral qui s’enflamment à la moindre poussée d’ego ou de nécessité productiviste. On parle de harcèlement au travail lorsqu’un collègue ou un supérieur hiérarchique fait subir à une personne ​des agissements malveillants répétés. Ces actes ou ces paroles ont pour vocation de :

  • Porter atteinte aux droits et à la dignité du salarié
  • Nuire à sa santé physique et psychique
  • Entraver la progression professionnelle 

Un flingue sur la tempe du mental 

La violence physique d’antan dans l’entreprise a peu à peu muté en une ​violence psychique. Le harcèlement au travail joue ​la guerre des nerfs. Le(la) salarié(e) est sur-sollicité(e), on le pousse à la faute professionnelle ou à la démission. Les pratiques du harcèlement moral au travail sont multiples, insidieuses et souvent jumelées à d’autres pratiques. Il peut par exemple s’agir de : 

  • Tâches inadaptées. Le(la) harcelé(e) peut se voir attribuer des missions ingrates ou en-dessous de ses compétences et de son poste pour être dévalorisé(e). À l’inverse, des exigences trop élevées auront pour but de décourager et de montrer du doigt les limites de la personne. 
  • Mise à l’écart. La personne harcelée est tenue de ne pas adresser la parole aux autres membres de l’équipe, elle est mise de côté, affectée sur un autre site ou dans un bureau isolé. On la traite en vilain petit canard pour qu’elle ne puisse pas créer de lien et développer de sentiment d’appartenance et d’identification au groupe. 
  • Privation des outils de travail. Le bureau, l’ordinateur, le téléphone ou autres objets essentiels à la fonction sont confisqués. Le salarié ne peut plus travailler. 
  • Humiliations. Moqueries, brimades, dénigrements et discrétisations des capacités professionnelles sont monnaie courante en tête à tête ou devant d’autres membres de l’équipe. 
  • Conditions inconfortables. Bureau sans fenêtre, radiateur en panne éternelle, ventilation invisible, espace insalubre sont autant d’éléments mobiliers pour faire pression sur du personnel. 
  • Manque de considération. On ne prend pas la peine de dire bonjour ou de retenir le nom de la personne. On ne trouve pas non plus nécessaire de faire évoluer la feuille de paie. 
  • Logistique égoïste. La personne harcelée est priée de prendre ses congés quand on le lui impose, en dépit de ses préférences et de sa vie de famille. Son volume horaire est réduit ou augmenté de façon non consultée. Les temps de pause ne sont pas respectés. 
  • Pressions répétées. Les mails injurieux ou directifs s’accumulent, y compris pendant le temps personnel. Les coups de fil ou courriers se multiplient. Les convocations sont fréquentes et on y pratique l’intimidation. 
  • Obstacles dans la progression professionnelle. Refus de formation ou mutation non souhaitée empêchent de progresser. Le harceleur menace de faire jouer ses relations pour obstruer l’avancement dans la carrière. 

Une histoire de culotte 

Au stress engendré par le travail et les cas de harcèlement moral, il faut ajouter ​le harcèlement sexuel. Une grande partie de notre temps se passe au travail, les collègues font partie de notre quotidien. Des liens se tissent, des attirances réciproques ou non se dessinent. Les enjeux de pouvoir, l’ennui, ou simplement une phallocratie bien installée culturellement, font penser à certains qu’ils peuvent en toute légitimité harceler sexuellement sur le lieu de travail. Sans surprise, les femmes, a fortiori homosexuelles ou bisexuelles, sont les premières concernées par le harcèlement sexuel au travail. Une main qui frôle par inadvertance des fesses, des regards soutenus dirigés vers la poitrine, des propos humiliants, sexistes ou clairement explicites, des convocations sans motif en tête à tête, l’envoi de photos ou vidéos à caractère pornographique par texto ou mail, des attouchements, des tentatives de viol, du chantage affectif, la liste de méfaits en-dessous de la ceinture est longue. Rappelons-le, une femme n’est pas obligée de coucher pour réussir et la politesse ne vaut pas pour consentement. 

Portraits-robots du harcèlement au travail 

Les harceleurs satellites 

Les professions qui impliquent de l’accueil de public peuvent être touchées par un harcèlement extérieur à leur structure de travail. Un contrôleur des impôts pourra subir des pressions de la part de contribuables mécontents. Une infirmière ou une aide-soignante n’est pas à l’abri d’avoir des tentatives de contacts physiques prolongés de la part d’un patient. Un enseignant pourra subir les foudres de parents fâchés. Il s’agit là de situations de harcèlement qui tournent en orbite autour du lieu de travail. 

Les harceleurs de l’intérieur 

L’entreprise et la fonction publique sont le terrain de jeu des harceleurs au travail. Ils ou elles agissent pour :

  • Asseoir leur pouvoir hiérarchique, physique ou sexuel
  • Soulager la pression qu’eux-mêmes subissent
  • Empêcher les autres de se mettre en travers de leur évolution professionnelle
  • Faire rire à la cantonade et ne pas risquer d’être mis de côté
  • Obtenir des faveurs 

Ils (elles) sont machiavéliques, manipulateurs (trices), souvent menteurs (teuses). Pas que moches et méchant(e)s, ils sont aussi pétris de pressions sociales, sociétales et font partie du collectif des méfaits du travail. 

Les harceleurs désarçonnés 

Les harcelé(e)s sont ​les victimes non consentantes du harcèlement moral et/ou sexuel au travail. À tout moment de la carrière, à tout âge et sur tout type de poste, on est passible de subir des situations de harcèlement et/ou de discriminations. Ces ​événements stressants se répercutent sur la santé. Le corps accuse le coup, il est fatigué, surmené, les maladies cardiovasculaires, les troubles du sommeil et de l’alimentation font leur apparition. La tristesse, la compétition permanente, la peur de se décevoir et d’être rejeté des autres, l’angoisse de la précarisation et de la mise à l’écart du monde du travail engendrent repli sur soi, dépression, burn out… Pour ne pas que la situation tourne au drame, il est essentiel d’en saisir ​la gravité et de ​réagir

Monter sur le ring contre le harcèlement au travail 

Le harcèlement au travail tue. Les cas les plus graves peuvent mener à des suicides. La loi encadre et punit les harceleurs de peines d’amende et d’emprisonnement. Le chemin pour obtenir gain de cause, réparation et respect de ses droits doit être parcouru. Il faut lutter contre le harcèlement professionnel. D’abord pour soi, pour sortir d’une spirale infernale, retrouver confiance et ​avoir des conditions de travail dignes. Et aussi pour les autres, pour qu’enfin cessent les pratiques moyenâgeuses qui portent atteinte aux personnes et au bien-être au travail. 

L’entraînement du combattant anti-harcèlement 

Se lever ​contre le harcèlement au travail est un droit, un devoir, une nécessité. La situation doit cesser, vous avez les armes en vous pour sortir de cette situation et rebondir. 

  1. La parole est d’or. Se livrer, se confier, témoigner, sortir du silence c’est déjà avancer. Il n’y a pas de honte à subir le harcèlement.
  2. Les ami(e)s de mes ami(e)s sont mes ami(e)s. S’entourer des bonnes personnes permet  d’être bien renseigné et de faire entendre sa voix. Faites-vous accompagner lors d’un entretien ou d’une convocation, il est plus difficile d’impressionner un duo qu’une personne seule.
  3. Un mental d’acier. Enfilez un peignoir et écoutez la bande originale de Rocky Balboa si vous y puisez de la force. Il s’agit de muscler son mental pour ne pas considérer comme normale cette situation qui dégénère. Agir contre le harcèlement vous demandera du courage pour sortir de la peur que vous inspire votre oppresseur. Un psychologue ou un coach pourra vous aider à poser des limites claires et à sortir d’une situation d’emprise.
  4. Un esprit sain dans un corps sain. Un peu de sport et une vie équilibrée donneront un corps et une tête en harmonie. Faire savoir qu’on pratique le self-défense peut suffire à calmer les ardeurs de certains harceleurs. 
  5. Le cumul de preuves. Autant que possible gardez trace de ce qui se trame : courriers, mails, témoignages, journal de bord du mal-être. 

Les personnes ressources 

Dans le combat contre le harcèlement au travail, vous n’êtes pas seul. Vous pouvez demander de l’aide auprès de : 

  • Votre employeur. S’il n’est pas le harceleur, il a une obligation à protéger le (la) salarié(e). Il pourra prendre des mesures disciplinaires pour empêcher le harceleur de vous nuire. En cas de non prise en compte de la situation, il sera tenu pour responsable aux yeux de la loi.
  • Votre représentation syndicale ou délégation du personnel. Elle rappellera à l’employeur ses droits et devoirs vis-à-vis du salarié.
  • L’Inspection du travail. Elle est habilitée à constater le harcèlement.
  • Le Défenseur des Droits. Pour le cas où votre harcèlement implique aussi des discriminations.
  • Le Conseil des Prud’hommes. C’est l’employeur qui sera ici poursuivi, qu’il soit ou non le harceleur, dans un délai de 5 ans après le dernier fait de harcèlement.
  • Un médiateur. Certaines grandes entreprises en ont afin de proposer des arrangements.
  • Le commissariat de police ou de gendarmerie. Le dépôt de plainte documenté pourra envoyer le harceleur devant le juge pénal.
  • Un médecin. De famille ou du travail pour constater une dégradation physique ou psychique. Il pourra préconiser l’arrêt de travail ou la consultation de spécialistes.
  • Les associations et plateformes d’écoute. Elles sont spécialistes de la thématique et pourront apporter soutien et conseils juridiques. Parmi elles, il y a :

➔ France Victimes : 7 jours sur 7 de 9h à 19h 116 006 et 01 80 52 33 76 pour un appel hors métropole.

➔ Souffrance & travail : www.souffrance-et-travail.com

➔ Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail.
Tel. 01- 45 84 24 24 lundi de 14h à 17h et mardi et vendredi de 9h30 à 12h30 

Autisme

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