Le titulaire d’un Diplôme d’État de docteur en médecine est un professionnel de la santé. Il fait preuve de réussite à plusieurs examens après plusieurs années d’études médicales. Un médecin a comme fonction principale d’examiner et soigner les malades. Il réalise des diagnostics et prescrit les traitements et les médicaments du patient. Formé pour gérer la santé, ce spécialiste maîtrise toutes les techniques pour identifier les maux (interrogatoire clinique, prise de tension ou de température…). Médecin généraliste ou spécialiste, ce métier demande de la vigilance, de la patience et du dévouement.

Les débouchés

Le titulaire du Diplôme d’État de docteur en médecine peut travailler dans de nombreux établissements privés ou publics comme les centres de santé et hôpitaux en tant que :

  • Médecin généraliste
  • Médecin salarié
  • Médecin de secours en montagne
  • Médecin humanitaire
  • Médecin spécialiste

Après l’obtention du diplôme, il pourra s’installer à son compte en créant son propre cabinet. En plus de faire des consultations privées, il peut travailler à temps partiel dans d’autres centres de santé.

Un médecin a l’opportunité de faire carrière à l’étranger en réalisant des missions proposées par les associations humanitaires.

Après quelques années d’exercice en libéral, un généraliste pourra évoluer vers :

  • la médecine de santé publique et de contrôle (Sécurité sociale)
  • le secteur de la prévention (santé scolaire, PMI, médecine du travail…)
  • le journalisme médical

Un médecin spécialiste peut faire des recherches dans des établissements publics de recherche à caractère scientifique et technologique comme l’Inserm ou le Cnrs.

Il pourra se spécialiser en acupuncture ou ostéopathie en préparant le DO (Diplôme d’Ostéopathie).

Les épreuves

Pour obtenir le Diplôme d’État de docteur en médecine, le candidat doit avoir terminé le 3ème cycle des études de médecine délivrant le diplôme d’études spécialisées et présenter une thèse. Seule la réussite aux épreuves classantes nationales (ECN) mène à ce niveau de formation.

Les ECN comportent trois épreuves de nature différente :

  • Une épreuve d’analyse comportant trois sous-épreuves comptant chacune six dossiers cliniques progressifs (DCP). Chaque sous-épreuve est d’une durée de trois heures. Chaque dossier comporte entre 13 à 17 questions à choix multiple.
  • Une épreuve de 120 questions isolées à choix multiple (QI), d’une durée totale de trois heures. Les questions ont toutes la même valeur.
  • Une épreuve de lecture critique de deux articles scientifiques (LCA), d’une durée totale de trois heures. Le premier article a une orientation clinique. Le second article a une orientation physiopathologique. A chaque article est associé un DCP qui comporte entre 13 à 17 questions à choix multiple.

Exemple de sujet au Diplôme d’Etat de docteur en médecine

Exemple d’un sujet d’analyse :

Un homme de 25 ans est transporté par des amis aux Urgences d’un CHU au décours d’une soirée organisée un 31 décembre dans un immeuble désaffecté. Ses amis racontent une perte de contact depuis 1 à 2 heures environ, le jeune homme restant allongé au sol. Ils précisent comme antécédent médical particulier une conduite additive à diverses drogues et signalent que le patient s’est plaint d’une “gêne dans la poitrine” avant la perte de contact. Le premier examen aux urgences montre une température à 36,5°C, une pression artérielle à 85/55 mm Hg aux deux bras, une fréquence cardiaque à 124 battements /min et une fréquence respiratoire à 28/min. Le poids est de 74 kg et la taille de 1,85 m (sur sa carte d’identité). Sous oxygène nasal à 5 L/min, la SpO2 est à 90 %. Les extrémités sont glacées et marquées de lésions de grattage, les bruits du cœur sont rapides et assourdis, à l’auscultation pulmonaire, on entend des râles crépitant aux deux bases. L’examen neurologique, en dehors de l’état stuporeux, est normal. Il n’y a pas de myosis. Un peu de poudre blanche se trouve à l’orifice narinaire droit.

QUESTION n° 1 : Avant l’obtention des examens complémentaires, quelle est la première cause (une seule réponse attendue) à évoquer pour expliquer le trouble de conscience? Pourquoi?

QUESTION n° 2 : Un ECG est réalisé (cf figure jointe). La numération trouve 19,8×103 leucocytes/mm3, 4,9×106 hématies/mm3, hémoglobine 15,4 g/dL, plaquettes 233×103/mm3. L’ionogramme sanguin montre : sodium 140 mmol/L, potassium 4,7 mmol/L, chlore 102 mmol/L. La glycémie est à 7,3 mmol/L. La troponinémie Ic est à 2,08 ng/mL (N<0,05 ng/mL) et l’éthanolémie est à 1,9 g/L.

Après réception des examens complémentaires, qualifiez précisément le tableau clinique. Justifiez votre réponse.

 QUESTION n° 3 : Quel examen spécifique doit être réalisé en urgence et qu’en attendez-vous ?

QUESTION n° 4 : Quelle est la cause de l’état actuel du patient ?

QUESTION n° 5 : Quels sont les arguments en faveur d’une addiction ? Comment confirmer sa nature ?

QUESTION n° 6 : La famille prévenue par les amis du patient est venue aux urgences. Vous est-il possible de renseigner la famille et les proches sur son état de santé ? Justifiez votre réponse. Quelles informations pouvez-vous ou non transmettre ?

QUESTION n° 7 : Le patient décède le lendemain de son admission en réanimation cardiologique. Quelle restriction doit comporter le certificat de décès ? Justifiez votre réponse.

QUESTION n° 8 : Trois mois plus tard, le cardiologue qui a pris en charge le patient reçoit un courrier de l’assurance du patient qui demande un certificat médical à adresser à l’intention du Médecin-Conseil de l’assurance, sous pli confidentiel, mentionnant la cause du décès. Que doit faire le cardiologue ? Justifiez votre réponse.

QUESTION n° 9 : Le père du défunt souhaite recevoir un compte rendu médical. Que lui répondez-vous ?

Les écoles de formation

Pour obtenir le diplôme d’Etat de docteur en médecine, il convient de bien le préparer. Les établissements suivants sont parmi ceux qui proposent des cours préparatoires :

  • Ecole de santé des armées
  • Faculté de Médecine & de Maïeutique – filière médecine, Institut catholique de Lille
  • Faculté de médecine et pharmacie, Université de Poitiers
  • Faculté de médecine Henri Warembourg, Université de Lille 2
  • Faculté de médecine Jacques Lisfranc, Université Jean Monnet Saint-Etienne
  • Faculté de médecine Lyon-Est – Claude Bernard, Université Claude Bernard – Lyon
  • Faculté de médecine Lyon-Sud – Charles Mérieux, Université Claude Bernard – Lyon
  • Faculté de médecine Pierre et Marie Curie – Site Pitié-Salpêtrière, Université Pierre et Marie Curie – UPMC
  • Faculté de médecine Toulouse Purpan, UT3 Université Toulouse III – Paul Sabatier
  • Faculté de médecine Toulouse Rangueil, UT3 Université Toulouse III – Paul Sabatier
  • Faculté de médecine, Université de Strasbourg
  • Faculté de médecine, Université Nice – Sophia Antipolis
  • Faculté de médecine, Université Rennes 1
  • UFR de médecine de l’Université de Montpellier, Université de Montpellier
  • UFR de médecine et pharmacie, Université de Rouen
  • UFR de médecine et techniques médicales, Université de Nantes
  • UFR de médecine – site Créteil, Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne
  • UFR de médecine – site de Nîmes, Université de Montpellier

Programme de la formation

Pour exercer en tant que médecin, le candidat doit suivre une formation de 9 ans (pour un généraliste) ou 10 à 11 ans (pour un spécialiste) après le baccalauréat. Le diplôme d’Etat de docteur en médecine est délivré aux candidats ayant à la fois soutenu avec succès leur thèse et obtenu le DES (Diplôme d’Etudes Spécialisées).

Le programme de la formation du troisième cycle des études médicales comporte divers enseignements.

Les enseignements généraux

  • Méthodologie de l’évaluation des pratiques de soins et de la recherche clinique en médecine générale
  • Épidémiologie et santé publique
  • Organisation, gestion, éthique, droit et responsabilité médicale en médecine générale, économie de la santé.

Les enseignements spécifiques

  • La médecine générale et son champ d’application
  • Gestes et techniques en médecine générale
  • Situations courantes en médecine générale : stratégies diagnostiques et thérapeutiques, leur évaluation
  • Conditions de l’exercice professionnel en médecine générale et place des médecins généralistes dans le système de santé
  • Formation à la prévention, l’éducation à la santé et l’éducation thérapeutique
  • Rapport sur la médecine générale et la qualification de spécialiste 19
  • Préparation du médecin généraliste au recueil des données en épidémiologie, à la documentation, à la gestion du cabinet, à la formation médicale continue, à l’évaluation des pratiques professionnelles et à la recherche en médecine générale.

La formation pratique

  • Deux semestres obligatoires dans des lieux de stages hospitaliers agréés au titre de la discipline médecine générale :
    • Médecine d’adultes : médecine générale, médecine interne, médecine polyvalente, gériatrie
    • Médecine d’urgence.
  • Deux semestres dans un lieu de stage agréé au titre de la discipline médecine générale :
    • un semestre au titre de la pédiatrie et/ou de la gynécologie
    • un semestre libre
  • Un semestre auprès d’un médecin généraliste, praticien agréé-maître de stage des universités.
  • Un semestre, selon le projet professionnel de l’interne de médecine générale, effectué en dernière année d’internat, soit en médecine générale ambulatoire (sous la forme d’un stage autonome en soins primaires ambulatoires supervisé), soit dans une structure médicale agréée dans le cadre d’un projet personnel validé par le coordonnateur de médecine générale.

Dans l’ensemble du cursus, des temps de formation à la prise en charge psychologique et psychiatrique des patients sont obligatoires. 

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