L’antiquaire est un commerçant qui achète et qui vend des objets anciens. Il s’occupe également généralement de les restaurer.

Zoé, Juliette et Nicolas nous dévoilent les coulisses de leur métier d’antiquaire.

En quoi consiste le métier d’antiquaire ?

Zoé : Je suis avant tout une commerçante. Mon travail consiste à vendre et à acheter des objets anciens (meubles, tableaux, tapis, luminaires etc.). Pour trouver ma marchandise, je fréquente moi-même les brocantes, les vide-greniers, les salles de ventes, les marchés aux puces ou les expositions.

Juliette : Je suis à la fois vendeuse, historienne, critique d’art. Je travaille à temps partiel dans la boutique d’un antiquaire. Nous vendons essentiellement des objets de décoration d’époque et des luminaires à une clientèle aisée.

Nicolas : Dans la famille, nous sommes antiquaires de père en fils. Nous possédons une boutique en plein cœur de Paris. Par ailleurs, nous effectuons également des missions d’expertise pour le compte d’assureurs ou de collectionneurs.

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre métier ?

Zoé : J’aime beaucoup dénicher de nouvelles trouvailles. Pour cela, je suis capable de faire des kilomètres et je fonctionne essentiellement par le bouche-à-oreille.

Juliette : J’apprécie essentiellement les échanges que je peux instaurer avec les clients. Certaines personnes sont vraiment érudites.

Nicolas : J’aime me retrouver en contact de personnes différentes : clients, commissaires-priseurs, galeristes, marchands d’art etc. C’est un métier de relationnel et de réseau.

Qu’est-ce que vous aimez le moins dans votre métier ?

Zoé : Ce n’est pas un métier simple ni facile. Il y a des mois avec et des mois sans. Le chiffre d’affaires demeure fluctuant.

Juliette : On ne le soupçonne pas, mais le métier d’antiquaire comporte une partie administrative parfois importante : facture, certificat d’authenticité, livret de police, gestion et comptabilité.

Nicolas : Je n’ai pas toujours le temps de réaliser les restaurations moi-même et je le regrette profondément. Je travaille avec des sous-traitants : restaurateurs d’art, ébéniste, lustrier, doreur etc.

Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?

Zoé : Il faut se montrer passionné, pugnace et fin connaisseur, notamment des différentes périodes de l’histoire de l’art.

Juliette : Il faut être polyvalent car vous travaillerez généralement pour de petites structures.

Nicolas : Plus ça va, plus je trouve qu’il faut se spécialiser dans un domaine en particulier (argenterie, peinture, photographie) et aussi investir le marché étranger. Bien sûr, la maîtrise de la langue anglaise est incontournable.

Quelle est la formation pour devenir antiquaire ?

Il n’y a pas vraiment de formation spécifique pour devenir antiquaire. Mais il est communément établi que posséder une formation en histoire de l’art est essentiel :

  • Licence en histoire, histoire de l’art ou archéologie
  • Licence professionnelle sciences humaines et sociales spécialité commerce de l’art et des antiquités
  • Master en marché et commerce international de l’art
  • Master professionnel en archéologie et histoire de l’art

Y a-t-il un concours d’antiquaire ?

Non.

Existe-t-il des écoles d’antiquaire ?

Il existe des écoles intéressantes pour pouvoir ensuite prétendre au poste d’antiquaire :

  • École du Louvre
  • Diplôme de négociateur en objets d’art et de décoration
  • Titre certifié de négociant d’art, médiateur culturel de l’Institut supérieur des carrières artistiques

Quel est le salaire d’un antiquaire ?

La rémunération d’un antiquaire correspond au chiffre d’affaires qu’il réalise dans le cadre de ses ventes.

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui souhaitent exercer ce métier ?

Zoé : Cultivez-vous ! Arts, histoire, histoire du patrimoine, lisez, lisez, lisez.

Juliette : Accrochez-vous car les postes sont rares. Généralement, il faut réunir un capital de départ et montez sa propre boutique, mais la concurrence est très forte.

Nicolas : Positionnez-vous en tant qu’expert. Pour ce faire, faites-vous connaître.