Voici un métier dont on saurait difficilement se passer en France : boulanger. Accessible avec un CAP, le boulanger prépare les pains, baguettes et autres viennoiseries qu’on a plaisir à manger chaque jour.

A travers les témoignages de Sylvain, Boris et André, retrouvez toutes les informations à propos du métier de boulanger(ère), l’artisan qui mène les céréales « à la baguette ». Découvrez également comment devenir boulanger(ère). 

En quoi consiste le métier de boulanger / boulangère ?

Sylvain : Comme je dis souvent à mon entourage, le boulanger est celui qui se lève aux aurores pour préparer le petit déjeuner de tous les habitants du quartier.

Boris : Le boulanger prépare différents pains et viennoiseries. Il s’adapte également à l’évolution de ses clients qui, surtout dans les villes, propose aussi des sandwichs le midi.

André : C’est un métier passionnant qui demande beaucoup de techniques et de savoir-faire. On travaille de nuit, et le matin très tôt pour garantir tout un panel de pains, de viennoiseries, et de pâtisseries, dès le petit-déjeuner de la clientèle. L’artisan boulanger choisit ses matières premières, pétrit la pâte, contrôle sa fermentation, assure la mise en forme, et cuit sur le lieu de vente. Les textes prévoient par ailleurs que les produits nécessaires à la fabrication du pain ne doivent à aucun moment être surgelés ou congelés.

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre métier ?

Sylvain : Quand je dis que je suis boulanger, les gens me regardent avec le sourire. Cela leur évoque le bon pain frais et les croissants bien chauds je suppose, et j’adore voir cela dans leurs yeux ! Ce qui me plaît aussi, c’est la fabrication artisanale, le contact entre les mains de l’homme et la matière. J’aime assurer toutes les étapes de fabrication du pain.

Boris : C’est un métier manuel, dans l’action, et varié. En plus, dès l’âge de 15 ans, j’ai gagné mon premier salaire. Et même s’il était bas, car c’était celui d’un apprenti, j’ai pu payer seul mon permis de conduire par exemple. C’est génial pour un jeune qui n’a pas peur de se lever très tôt.

André : Satisfaire la clientèle et la fidéliser. J’aime l’odeur du pain, être au contact avec la pâte, la travailler du début jusqu’à la fin. J’aime l’idée de perpétuer les traditions. Par ailleurs, avoir un rythme décalé a tout de même ses avantages, tout est question d’organisation. Cela permet notamment de ne pas avoir de bouchons pour aller travailler, et d’aller chercher ses enfants à l’école à 16h30, ce qui est un moment privilégié.

Qu’est-ce que vous aimez le moins dans votre métier ?

Sylvain : C’est un métier aux horaires décalés. On travaille la nuit, les week-ends et les jours féries, ce qui est fatigant et contraignant pour la vie de famille. Heureusement, petit à petit, les deux jours de repos consécutifs en semaine tendent à se généraliser.

Boris : Pas facile de trouver son rythme au début. Maintenant, je fais ce métier depuis 4 ans, je sais que j’ai besoin de 7 heures de sommeil pour être en forme, et tout va mieux, je peux même sortir l’après-midi !

André : C’est un métier fatiguant qui demande pas mal de ressources. C’est pourquoi il faut une bonne hygiène de vie et savoir s’imposer un planning, même à la maison. C’est un rythme à prendre.

Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?

Sylvain : C’est un métier que l’on ne peut faire que si on est passionné. Il faut maîtriser parfaitement les techniques, avoir une bonne condition physique, et être rapide dans l’exécution.

Boris : Il faut aimer son métier, en connaître toutes les techniques de panification, être rigoureux, et respecter les mesures d’hygiène.

André : Il faut de la précision, de la passion, de la dextérité, et être habile de ses mains.

Quelle est la formation pour devenir boulanger(ère) ?

Le premier diplôme pour devenir boulanger(ère) est le CAP (certificat d’aptitudes professionnelles) boulanger. Si vous êtes âgé(e) entre 15 et 25 ans, vous pouvez entrer en apprentissage. Votre formation se déroulera à la fois en entreprise et en Centre de Formation pour Apprentis (CFA). Il vous faudra en amont signer un contrat avec un employeur, désigné comme étant votre maître d’apprentissage, pour une durée de 1 à 3 ans. Salarié(e), vous percevrez un salaire variant selon votre âge et la durée de votre contrat.

Ensuite, vous pourrez vous perfectionner en passant la Mention Complémentaire en 1 an.

Si vous avez pour objectif d’ouvrir un jour votre propre boulangerie, vous devrez obtenir le Brevet Professionnel (BP), d’une durée de 2 ans, qui vous conduira à développer des compétences en gestion et en management.

Enfin, le Brevet de Maîtrise (BM) achève votre cursus. Il est le plus complet des diplômes car il intègre des modules d’enseignements professionnels, technologiques et pratiques de haut niveau, mais également des modules d’enseignements généraux destinés à préparer les candidat(e)s à la gestion d’une entreprise. Il est accessible avec un CAP et 3 ans d’expérience ou 10 ans d’expérience. Quelques diplômes vous dispenseront de certains modules. Le BM permet d’accéder au titre de Maître Artisan.

Y a-t-il un concours de boulanger(ère) ?

Non.

Existe-t-il des écoles de boulanger(ère) ?

Oui, ce sont les Centres de Formation pour Apprentis (CFA).

Quel est le salaire d’un(e) boulanger(ère) ?

Le(la) boulanger(ère) débute généralement avec un salaire de 1200 €/mois. S’il(elle) se met à son compte, le(la) boulanger(ère) peut gagner jusqu’à 3000€/mois.

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui souhaitent exercer ce métier ?

Sylvain : Il faut beaucoup de motivation pour décrocher son CAP. En apprentissage, on découvre vite si on est fait pour ce métier ou non.

Boris : De nombreux apprentis-boulangers tombent dans cette profession, un peu par hasard, parce qu’ils ne savent pas quoi faire. Mais ceux qui y restent sont les plus motivés et réussissent dans la profession.

André : Si vous recherchez un métier manuel et que l’idée de faire du bon pain vous plait, lancez-vous !

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