Métier du Ministère de la Justice, le conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation (CPIP) aide les personnes condamnées par la justice.

Vous souhaitez en savoir plus sur ce métier ? Découvrez les témoignages de Patrick, Dorota et Alexandra qui parlent des aspects de leur métier (accès au métier, points positifs et négatifs, salaire, etc.) 

En quoi consiste le métier de conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation (CPIP) ?

Patrick : Mon métier consiste à aider une personne emprisonnée à garder un certain lien avec l’extérieur et lui donner du sens à la peine imposée. Il m’arrive également de suivre les personnes lors de leur réinsertion dans la société, une fois qu’ils se retrouvent à l’extérieur.

Dorota : Ma profession consiste à assurer le suivi des détenus dès le début de leur peine jusqu’à leur liberté. Pour cela, j’essaye de les aider au mieux dans la compréhension de leur peine et à la préparation de leur sortie ou encore à assurer le respect des obligations de l’autorité judiciaire.

Alexandra : J’exerce mon métier surtout en milieu ouvert car certains condamnés ne vont pas en prison. J’ai comme missions principales de les aider à comprendre leur peine et à garantir le respect des obligations qui leurs sont imposées, comme les travaux d’intérêt général, la libération conditionnelle, etc.

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre métier ?

Patrick : J’aime pouvoir aider et m’apercevoir que certaines personnes réussissent à reprendre leur vie au mieux une fois sorties de prison.

Dorota : Le côté humain du métier, notamment lorsqu’il est temps de les aider à se réinsérer à l’extérieur, à trouver un logement, un emploi, etc.

Alexandra : J’aime écouter, conseiller et aider.

Qu’est-ce que vous aimez le moins dans votre métier ?

Patrick : Leur faire comprendre leur peine n’est pas toujours simple.

Dorota : Certaines personnes peuvent être très obstinées à ne pas vouloir respecter leurs obligations judiciaires et agressives avec nous, ce qui est très compliqué à gérer.

Alexandra : S’adapter à la situation psychologique des personnes n’est pas facile.

Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?

Patrick : Il faut savoir garder une distance minimale pour ne pas mélanger notre travail et nos émotions.

Dorota : Il faut être ouvert d’esprit, savoir écouter et conseiller.

Alexandra : Il est important de prévenir, aider, conseiller et s’intéresser à tous les profils.

Quelle est la formation pour devenir conseiller d’insertion et de probation ?

Pour devenir conseiller(ère) pénitentiaire d’insertion et de probation, il faut être titulaire d’un niveau Bac + 2 pour pouvoir passer les concours.

Y a-t-il un concours pour exercer ce métier ?

Oui, l’accès à ce métier se fait uniquement par la voie du concours de la Fonction Publique.

Existe-t-il des écoles spécialisées dans ce domaine ?

Oui. Après la réussite du concours, le(la) candidat(e) doit obligatoirement effectuer une formation de deux ans à l’Ecole Nationale d’Administration Pénitentiaire d’Agen.

Quel est le salaire d’un conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation?

Le salaire d’un(e) débutant(e) est de 1700 euros net mensuel.

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui souhaitent exercer ce métier ?

Patrick : Je leur dirai qu’il est important de laisser ses préoccupations au bureau avant de rentrer chez soi car c’est un métier qui peut être très dur psychologiquement. Nous devons souvent faire face à des personnes très agressives.

Dorota : Garder une bonne distance avec les condamnés pour ne pas prendre à cœur leurs problèmes.

Alexandra : Je leur conseillerai de faire preuve d’initiative, aider et conseiller au mieux les personnes.