« Dites-le avec des fleurs », pour le plus grand bonheur de votre dulcinée et du fleuriste qui vous vend un joli bouquet. Pour devenir fleuriste, il faut suivre généralement un CAP fleuriste (juste après la 3ème), puis éventuellement un BP fleuriste. Vous pourrez alors passer vos journées au milieu des jonquilles, des roses et autres fleurs aux senteurs variées.

Mais le métier de fleuriste ne se limite pas à composer, il faut aussi gérer les stocks, passer les commandes, préparer la vitrine, parfois se rendre sur le lieu de l’évènement (pour un mariage par exemple).

Gwendoline, Louis et Célia nous parlent de leur quotidien. 

En quoi consiste le métier de fleuriste ?

Gwendoline : La fleuriste crée des compositions florales, des bouquets, pour toutes les occasions. C’est une passionnée de la fleur.

Louis : Le fleuriste est un commerçant de la fleur, ce n’est pas un simple vendeur, il connaît les plantes et les fleurs et cherche à faire les plus jolies compositions possibles. S’il est son propre patron, l’artisan gère lui-même son stock, ses factures, et tout le côté administratif de l’entreprise.

Célia : La fleuriste installe sa devanture, aménage la vitrine, crée des bouquets prêts à être emportés par le client, ou peut en faire à la demande, passe des commandes…  Elle fait aussi des livraisons à domicile ou sur le lieu de réception.

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre métier ?

Gwendoline : J’ai toujours voulu être fleuriste. A l’école, rien ne m’intéressait vraiment, sauf les arts plastiques. Alors après la 3ème, je me suis lancée. Ce métier m’a tout de suite plu car c’est un métier manuel, créatif, et au contact des autres.

Louis : Etre fleuriste, c’est être libre. Je suis chef d’entreprise, et je fais les choses comme je l’entends. C’est un métier très convivial, on ne fait pas que vendre des fleurs, on prend aussi le temps de conseiller les clients, et de discuter un peu avec eux.

Célia : J’aime être au contact des fleurs toute la journée, et me tenir à la disposition de la clientèle pour les aiguiller dans leur choix.

Qu’est-ce que vous aimez le moins dans votre métier ?

Gwendoline : Je donne beaucoup de mon énergie pour mon travail, ce qui fait que je rentre souvent fatiguée.

Louis : Même si cela fait partie du métier, je dois bien avouer que le côté administratif me plaît moins.

Célia : Le métier est difficile (horaires décalés, travail le week-end et les jours fériés, toujours debout, les mains dans l’humidité…), et demande un tel investissement personnel, qu’il est parfois difficile de concilier la vie professionnelle et la vie de famille.

Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?

Gwendoline : Il faut aimer partager sa passion avec le client, aimer le conseiller en fonction de la saison et de la raison pour laquelle il est entré dans votre boutique. Il faut aussi savoir compter, car c’est nous qui gérons nos propres stocks, qui rendons la monnaie, etc.

Louis : Le fleuriste doit aimer les fleurs bien évidemment, être créatif, et avoir le sens de l’accueil. Il faut beaucoup de goût, voire un certain talent, avoir tout le temps du choix dans la boutique, se tenir au courant de ce qui se fait dans le domaine de la décoration.

Célia : Être minutieuse, aimer les finitions, et toujours chercher l’originalité. Il faut aussi être souriante, méthodique, et avoir une bonne condition physique, car c’est un métier où l’on ne se pose jamais.

Quelle est la formation pour devenir fleuriste ?

La voie la plus classique est de suivre en 1 ou 2 ans un CAP Fleuriste, après la 3ème. Puis un BP (Brevet Professionnel) après le CAP, suivi d’un BTM pour vous perfectionner. La plupart du temps, ces formations se suivent en apprentissage.

Y a-t-il un concours de fleuriste ?

Non.

Existe-t-il des écoles de fleuriste ?

Oui, il faut s’inscrire soit dans un lycée professionnelle, soit dans un CFA (Centre de Formation d’Apprentis). Vous pouvez aussi vous rapprocher des écoles à distance qui préparent au métier de fleuriste comme Natura-dis, Cnfdi ou  encore Educatel.

Quel est le salaire d’un fleuriste ?

Le fleuriste salarié débute en général avec le SMIC. En fin de carrière, si il est à son compte, bien situé, et avec une bonne clientèle, son salaire peut atteindre jusqu’à 4000€/mois.

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui souhaitent exercer ce métier ?

Gwendoline : Je vous conseille de faire ce métier par vocation, de toujours chercher l’originalité, de ne pas copier le voisin, et ne pas se « reposer sur ses lauriers ».

Louis : Le métier de fleuriste s’exerce par passion. Je vous recommande de vous impliquer énormément dans votre formation, si possible en apprentissage, les gestes deviendront ensuite naturels, et vous vous épanouirez professionnellement.

Célia : Ne pas hésiter à se remettre en question, c’est ainsi qu’on renouvelle ses créations. Ne soyez pas pressés de vous lancer dans la création d’entreprise, prenez d’abord le temps de connaître parfaitement votre métier.