Le mécanicien automobile, connu également sous le nom de mécano est un technicien qualifié qui assure la maintenance et la réparation d’automobiles. Véritable diagnosticien, le mécanicien examine, démonte, contrôle, règle et sait réparer ou remplacer toutes les pièces et systèmes d’un véhicule. Il est à l’aise avec toute la mécanique automobile grâce à des connaissances pointues dans les domaines électriques, hydrauliques, pneumatiques ou encore électroniques.

Roger, Jean-Pierre et Charles nous parlent de leur quotidien en tant que mécanicien automobile et nous délivrent des informations importantes sur cette profession (formation, salaire). 

En quoi consiste le métier de mécanicien ?

Roger : On intervient sur différents contextes. On assure l’entretien d’automobiles avec des révisions et des batteries de contrôle pour assurer la conformité et la sécurité du véhicule qui nous est confié par le client. On gère également la réparation des voitures en panne en fonction des symptômes indiqués par le client et des tests que l’on pratique.

Jean-Pierre : La nature de notre travail est évidente : il s’agit de réparer des voitures en panne. Mais on ne s’improvise pas mécanicien. C’est un métier qui demande des connaissances poussées et des compétences spécifiques qui varient et évoluent en fonction des automobiles. Trouver la source d’une panne et réparer les éléments défaillants représentent à chaque fois un nouveau challenge à relever.

Charles : C’est un métier qui se situe aujourd’hui entre la mécanique et l’électronique avec l’arrivée de véhicules embarquant des systèmes électroniques de plus en plus sophistiqués. Le mécanicien doit être en mesure d’assurer l’entretien automobile courant ainsi que de réaliser des travaux de plus grande ampleur. Pour cela, il lui est indispensable de se former aux nouvelles spécificités sous peine de perdre en compétence et donc sa clientèle par la même occasion.

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre métier ?

Roger : Le contact avec la clientèle qui apprécie mes compétences et les services rendus. J’apprécie aussi le fait que ce soit un travail manuel.

Jean-Pierre : Ce que je préfère, c’est trouver l’origine d’une panne. C’est comme un jeu d’indices ou une enquête. Il faut examiner, tester des hypothèses et analyser les résultats de tests pour avancer. J’aime résoudre les énigmes.

Charles : Ce que j’aime le plus, c’est travailler dans le monde de la mécanique automobile surtout lorsqu’il s’agit de voitures d’exception. C’est une vraie passion.

Qu’est-ce que vous aimez le moins dans votre métier ?

Roger : C’est un travail difficile physiquement. On est obligé de travailler dans des positions assez inconfortables pour accéder aux différents organes d’un véhicule ce qui provoque des douleurs aux mains et au dos à la longue.

Jean-Pierre : L’électronique embarquée devient de plus en plus omniprésente dans les voitures. C’est un progrès qui n’est pas toujours ni à l’avantage des automobilistes en raison de pannes à répétition ni à l’avantage du mécanicien qui doit posséder les outils adéquats.

Charles : Ce que j’aime le moins, c’est lorsque l’on m’amène un véhicule dans un état lamentable. Certes, une voiture est un utilitaire mais pour un passionné comme moi, c’est avant tout un plaisir donc j’ai parfois du mal à comprendre les gens qui n’en prennent pas soin.

Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?

Roger : Un bon sens de l’observation et un esprit d’analyse pour déceler l’origine d’une panne et savoir comment procéder. De l’habileté servira aussi pour être précis dans ses gestes.

Jean-Pierre : Une bonne capacité d’adaptation pour faire face aux évolutions technologiques et savoir se servir des nouveaux outils de diagnostic.

Charles : Le service pèse de plus en plus lourd dans la balance : la disponibilité, écouter et conseiller se révèlent être des qualités indispensables à tout bon mécano.

Quelle est la formation pour devenir mécanicien ?

Pour devenir mécanicien(ne) automobile, il faudra impérativement avoir au minimum un CAP maintenance des véhicules automobiles, option véhicules particuliers.

Cependant, il est recommandé d’obtenir un Bac pro maintenance de véhicules automobiles option voitures particulières pour ne pas rester cantonné aux opérations de maintenance courantes.

Ces formations peuvent être complétées par une mention complémentaire (MC) pour se spécialiser.

Y a-t-il un concours pour exercer ce métier ?

Non.

Existe-t-il des écoles spécialisées dans ce domaine ?

Non. Toutefois, certaines marques d’automobiles ont des formations internes spécifiques pour former leurs futurs salariés.

Quel est le salaire d’un mécanicien ?

Un mécanicien débutera avec le SMIC.

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui souhaitent exercer ce métier ?

Roger : Intéressez-vous à la mécanique le plus tôt possible. C’est un métier d’expériences donc cela ne pourra que vous aider.

Jean-Pierre : La formation est de plus en plus importante du fait de l’électronique embarquée. N’oubliez pas de vous former au fur et à mesure des évolutions.

Charles : C’est une passion avant tout. Le chant d’un moteur, l’odeur des pneumatiques et la texture de l’huile sont autant d’éléments qui doivent vous faire rêver.