Les particuliers font appel à lui pour immortaliser un mariage ou une naissance. Les entreprises quant à elles le sollicitent le plus souvent pour photographier une personne ou un objet pour une publicité, un packaging, un catalogue… Lui, c’est le photographe professionnel. Travaillant souvent à son compte (on parle alors de photographe free lance), le photographe, véritable artiste de l’image, met au profit de ses clients son œil d’expert et sa technique pour mettre en exergue le modèle ou l’objet photographié.

Retrouvez à travers les témoignages de Philippe, Benoît et Nadège toutes les informations concernant le métier de photographe (école, formation, salaire, comment devenir photographe). Focus sur une profession passionnante.


En quoi consiste le métier de photographe ?

Philippe : Le photographe peut faire de tout,  c’est à lui de choisir ensuite sa spécialisation : la mode, les mariages, le laboratoire… C’est ce dernier qui recrute le plus.

Benoît : Le photographe travaille en studio ou à l’extérieur, il est le plus souvent free-lance et photographie ce qu’on lui commande (mannequin pour catalogue, prise de vue d’objets mis en situation pour la pub, portraits de chefs d’entreprises, reportage photo pour la presse…). C’est un métier très vaste. On demande aussi de plus en plus au photographe de savoir retoucher ses photos sur ordinateur.

Nadège : Grâce à internet, le photographe n’est plus obligé d’avoir une boutique pour vivre. Il peut être indépendant, avoir son studio chez lui, et son matériel comme la chambre photographique.  Il reçoit alors ses clients pour certaines demandes spécifiques comme la naissance d’un bébé, ou des prises de vues pour un livre de recettes par exemple. La plupart du temps, il se déplace, et travaille en extérieur, au gré des commandes.

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre métier ?

Philippe : J’ai choisi ce métier car je ne me voyais pas faire autre chose. Ce métier m’a toujours attiré, il me procure une grande sensation de liberté. J’aime travailler l’image, et tout le côté relationnel du métier. En plus, il me permet de mieux gérer ma vie perso, car c’est moi qui décide de mes horaires.

Benoît : J’aime le cadrage, tourner autour du produit, pour avoir la meilleure lumière qui donnera la meilleure photo du produit. Parfois, on est en pleine séance, et on ne voit pas le bon cliché, et d’un coup, on a le déclic. C’est cette courte stimulation créative qui est géniale !

Nadège : J’aime l’échange qu’il y a avec les gens que je suis en train de photographier. Ce qui m’anime aussi, c’est de me retrouver au labo face à mes clichés pour les faire développer. On les découvre, on les retravaille, on leur donne une âme, c’est vraiment très captivant.

Qu’est-ce que vous aimez le moins dans votre métier ?

Philippe : Les mois plus creux, où les commandes se font plus rares. Dans ces cas-là, c’est toujours un peu stressant.

Benoît : C’est toujours un peu compliqué de se faire connaître, surtout au début. Le plus dur est de se faire un réseau. Les horaires parfois décalés sont aussi difficiles à gérer avec la vie de famille, car on travaille souvent les week-ends.

Nadège : Il faut toujours partir à la recherche de nouveaux clients, on porte alors plus la casquette de commercial que de photographe. C’est pourtant une facette indispensable au métier mais qui m’intéresse moins.

Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?

Philippe : Il faut un certain talent, un goût pour l’image, avoir l’esprit curieux et créatif.

Benoît : C’est un métier d’artiste, il faut avoir l’œil pour faire LE bon tirage qui plaira à votre client.

Nadège : Le photographe doit avoir un sens artistique, un bon relationnel, être travailleur et persévérant. Il doit aussi maîtriser les logiciels de retouches d’images, qui sont aujourd’hui indissociables de cette profession.

Quelle est la formation pour devenir photographe ?

Il existe différentes façons de devenir photographe :
– Après la 3ème : un CAP Photographe, ou un Bac Pro Photographie,
– Après le Bac : une école des Beaux-Arts, ou un BTS Photographie.
– Après un Bac + 2 : une école spécialisée dans la photographie.

Y a-t-il un concours de photographe ?

Vous passerez des concours d’entrée si vous décidez d’entrer dans une école d’art. Certains BTS font également passer des concours d’admission, pour juger votre potentiel (des capacités en dessin sont souvent demandées) et votre motivation.

Existe-t-il des écoles de photographe ?

Oui, l’ENSP à Arles et l’ENSLL (Louis-Lumière) à Noisy-le-Grand (93) sont très réputées. Vous pouvez intégrer ces écoles à Bac+2, sur dossier et concours d’admission, pour une durée d’études de 3 ans. La première recrutera plutôt des profils artistiques, tandis que la seconde privilégiera les scientifiques. L’ENSAD (Arts Déco) à Paris, est une école des Beaux-Arts qui comme beaucoup d’autres, vous propose une filière photo. Toujours sur Paris, l’école de l’Image des Gobelins, vous ouvre ses portes après le bac sur dossier et concours, pour suivre une formation spécialisée de 2 ans. Enfin, il existe beaucoup d’autres écoles privées qui vous permettront d’accéder au métier de photographe, ainsi que des organismes de formation à distance comme Lignes et Formations, Educatel, Ecole universelle…

Quel est le salaire d’un photographe ?

Tout dépend de son statut (salarié ou free-lance) et du secteur dans lequel il travaille (laboratoire, magazines…). Le photographe débute en général avec un salaire d’environ 1500€/ mois, pour atteindre en moyenne entre 1800 et 4500€/mois, voire plus en fin de carrière. La fourchette est large, mais tout dépend du parcours professionnel et de la renommée du photographe.

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui souhaitent exercer ce métier ?

Philippe : C’est un milieu assez fermé, alors dès que vous le pouvez, je vous conseille de devenir assistant d’un photographe déjà bien installé, afin de vous faire la main et de rencontrer du monde.

Benoît : Il faut savoir que le métier de photographe demande 70% de technique et 30% de création. Par ailleurs, parler plusieurs langues est un plus.

Nadège : Souvent, le jeune photographe se voit comme un artiste, et rejette les commandes plus terre-à-terre. Pourtant, pour la plupart des photographes, ce sont elles qui payent les factures. Alors un conseil, maîtrisez votre âme d’artiste, et gardez à l’esprit que toute commande est bonne à prendre.