Vous avez toujours eu envie d’aider les autres et possédez un sens de l’écoute et de l’analyse plutôt affûté ? Et si vous deveniez psychologue ?

Sylvie, Noël et Rita nous disent tout sur ce métier passionnant.

En quoi consiste le métier de psychologue ?

Sylvie : Je suis psychologue clinicienne et je travaille auprès d’enfants autistes. Mon métier consiste à accompagner les enfants dans leur développement psychique et à conseiller les parents souvent désemparés.

Noël : Je suis psychologue libéral et je reçois tous types de patients dans mon cabinet. Je propose un accompagnement et une psychothérapie, afin de les aider à trouver un peu de sérénité et d’équilibre.

Rita : Je suis psychologue pour enfants. Je les reçois en cabinet, mais j’ai également développé un partenariat avec les crèches de ma ville. J’aide les enfants à bien grandir et mettre des mots sur leurs maux.

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre métier ?

Sylvie : L’autre, bien sûr. La relation à l’autre, l’intérêt pour sa vie et ses questionnements. L’écoute de l’autre. Par ailleurs, j’attache aussi une grande importance au travail en équipe (assistant social, psychiatre, infirmier, psychomotricien etc.)

Noël : Je suis touché par l’histoire de mes clients et j’aspire à les aider par le biais d’outils spécifiques. Je me suis  si dernièrement formé à la pratique de l’EMDR.

Rita : J’adore travailler avec les enfants, je les trouve vraiment intelligents et plein de résilience.

Qu’est-ce que vous aimez le moins dans votre métier ?

Sylvie : Il y a un réel problème entre les besoins de la population qui augmentent et le nombre de postes salariés qui restent bas.

Noël : Il est compliqué pour les jeunes diplômés de s’insérer dans le marché du travail. Pour ma part, j’ai longtemps enchaîné les stages et les vacations à temps partiel, avant de pouvoir ouvrir mon propre cabinet.

Rita : Les horaires sont parfois compliqués. Il m’arrive de travailler jusque très tard et de voir me déplacer au domicile de très jeunes patients.

Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?

Sylvie : Il faut bien évidemment un fort sens de l’écoute, de l’empathie et savoir communiquer avec les autres corps de métier.

Noël : Il faut être prêt à faire énormément d’heures et être capable de faire la part des choses, de prendre du recul.

Rita : Il faut adopter une posture de conseil et d’accompagnement tout en sachant gérer le stress et les fortes émotions.

Quelle est la formation pour devenir psychologue ?

Le titre de psychologue est accordé aux personnes qui possèdent un master 2 (BAC +5) en psychologie, ainsi qu’aux psychologues scolaires et aux conseillers d’orientation-psychologues :

  • Master professionnel en psychologie clinique et pathologique
  • Master professionnel psychologie de l’enfance et de l’adolescence
  • Master psychologie de la santé
  • Master psychologie sociale
  • Master en ergonomie
  • Master en psychologie du travail
  • Master recherche en cognition et neurosciences
  • Master recherche en psychanalyse et champ social

Y a-t-il un concours de psychologue ?

Il existe des concours spécifiques à certains métiers : psychologue de la fonction publique hospitalière, psychologue de la protection judiciaire de la jeunesse, psychologue de l’assistance publique hôpitaux de Paris, psychologue du département de Paris, psychologue territorial.

Existe-t-il des écoles de psychologue ?

L’école des psychologues praticiens (Psychoprat) délivre des diplômes fortement appréciés sur le marché du travail.

Quel est le salaire d’un psychologue ?

De 1500 à 2000 euros brut en début de carrière.

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui souhaitent exercer ce métier ?

Sylvie : Je vous engage fortement à votre propre équilibre personnel afin de « durer » dans ce métier.

Noël : Je vous conseille de multiplier les stages lors de votre cursus, afin de découvrir toutes les facettes de ce métier : école, hôpital, cabinet, centre médical, PMI, CMPP etc.

Rita : Il faut savoir qu’il y a des secteurs qui recrutent plus que d’autres (accompagnement des enfants autistes, d’adultes handicapés). De plus, si vous ne trouvez pas de postes dans la psychologie, sachez que d’autres professions s’ouvrent à vous, tels que le recrutement ou l’enseignement par exemple.